Sera t-elle sanglante, dramatique, partira t-elle comme une traînée de poudre embrasant toute la planète, sera t-elle au contraire mûrement réfléchie, consensuelle et se propagera t-elle sereinement d’un pays à l’autre? Mais la révolution au sens étymologique du terme parait INEVITABLE.
Quant en voit :
- nos politiques se chamailler pour savoir s’il faut ou non, imposer aux entreprises des « coins fumeurs »
- nos scientifiques consacrer tout leur temps, dépenser des sommes fabuleuses pour mettre au point des satellites capables de percer les secrets de l’Univers, pendant que les ¾ des habitants de la planète sont sous-alimentés, on croit rêver.
C’est un peu comme si un propriétaire se préoccupait de savoir s’il va repeindre en bleu ou en vert les volets de sa maison en feu ? au lieu d’appeler les pompiers.
Les futurologues n’ont pas les moyens de prévoir toutes les réactions en chaîne que provoquera la catastrophe écologique que nous préparons.
Le « TOUT ARGENT » des Américains a conduit la planète au bord de sa destruction et ce qui est encore plus grave, de la destruction de l’Homme lui même qui a perdu tous ses repères, toutes les valeurs qui faisaient sa dignité.
En copiant ce modèle qui a déjà envahit l’Europe, les pays émergents d’Asie, la
Chine, l’Inde ne font qu’accélérer le processus de façon exponentielle.
Mais quand la forêt prend feu il ne s’agit pas seulement d’envoyer des canadairs ici ou là mais de faire un plan d’attaque intelligent en fonction des prévisions météorologiques, des moyens en effectifs et en matériel dont dispose chaque secteur, des points de ravitaillement en eau etc.
Est-ce cela que nous faisons ?
Bien au contraire nous ne faisons qu’attiser le feu en continuant à polluer à longueur d’année, à stimuler la création de besoins nouveaux, le gaspillage à tout va.
Cet hiver « caniculaire » ne devrait-il pas provoquer de toute urgence une réunion mondiale des plus hautes autorités de tous les pays pour :
-prendre ensemble la dimension de la menace qui pèse sur la planète dans les prochaines décennies
- prendre d’urgence des mesures drastiques pour s’attaquer aux effets immédiats
-bâtir un plan d’autodiscipline mondial pour le long terme
-remettre en cause le système bancaire et la spéculation financière qui dérèglent le fonctionnement de l’économie.
Mais cette révolution ne pourra se faire s’il n’y a pas une véritable REVOLIUTION DES MENTALITES sans laquelle on ne pourra arrêter le massacre engendré par le TOUT, TOUT DE
SUITE.
Les Aristos à la lanterne !
Ceux qui ont rendu cette révolution indispensable - Ils ont fait passer leurs intérêts particuliers bien avant l’intérêt général, amassant des fortunes pharaoniques - seront-ils assez intelligents pour comprendre qu’ il vaut mieux réduire un peu leur train de vie que de la perdre.
N’est-on pas émerveillé par la docilité, la passivité des français qui, pour la grande majorité voient fondre leur pouvoir d’achat, courber l’échine sans se révolter.
Mais il suffirait d’un anarchiste à grande gueule comme on en a connu en 1789 pour mettre le feu aux poudres car, si les aristocrates se faisaient construire de somptueux châteaux, leurs serfs y trouvaient refuge, leurs nourrices et leurs vieux serviteurs y finissaient leurs jours, tandis que les patrons de la Jet-Set n’hésitent pas à jeter à la rue des collaborateurs par dizaine de milliers, se moquant bien de semer la misère dans le monde entier.
Nos « politiques » seraient-t-ils sourds au cris d’Alarme de Jean Peyrelevade quand il leur dit que tant que l’économique dominera le politique, que les supranationales seront les véritables maîtres à bord de notre planète, ils la conduiront à la catastrophe non seulement écologique mais humanitaire.
Ne sont-ils pas encore les chantres de cette économie de marché !qu’ils ne cessent de vouloir relancer.
TIRER LES LECONS DU PASSE
Si on veut poser les fondations d’une société plus Humaine, il est important d’essayer de comprendre les mécanismes qui nous ont conduit à la Civilisation de consommation.
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