C’est une immense responsabilité que vous vous préparez à assumer au moment où se joue la survie de notre petite planète bleue.
Si le « Capitalisme Total » de Jean Peyrelevade n’est accessible qu’aux spécialistes de l’économie, son introduction ne devrait-elle pas ouvrir les yeux de tous les habitants de la planète et en particulier ceux des hommes politiques. Ne dit-il pas en effet : Nous sommes, entrés dans l’ère d’UN CAPITALISME TRIOMPHANT mais dissocié. LES DIRIGEANTS D’ENTREPRISES NE SONT PLUS QUE LES SERVITEURS DES ACIONNNAIRES DONT ILS POURSUIVENT L’ENRICHISSEMENT ; AUCUNE AUTRE PREOCCUPATION NE PEUT INSPIRER LEUR ACTION ». Parlant du Capitalisme spéculatif, il poursuit : « Bien sur cette formidable mécanique fabrique de la croissance ce qui la justifie aux yeux des gouvernements mais elle a de redoutables effets externes. Aucun contre pouvoir, digne de ce nom, ne permet de lutter contre la pollution, l’épuisement des ressources naturelles, l’extension de l’effet de serre qui fait peser un grave danger sur l’espèce, ou les inégalités du développement. La moyenne des revenus des pays dits « du Nord » est trente sept fois supérieure à celle des 2O pays les plus pauvres du monde.
Puis il fait une triste constatation : « Les œuvres intellectuelles qui devraient analyser, détailler, critiquer le fonctionnement de ce nouvel univers sont soit absentes, soit creuses faute de compréhension réelle des mécanismes qui nous gouvernent. »
Et Al Gore qui s’est vu souffler la place de Président des Etats Unis grâce aux magouilles électorales de Bush, dans son film fameux montre clairement l’impasse dans laquelle nous a conduits le « tout argent ».
Le moment n’est-il pas venu de tirer les leçons de la révolution économique qui s’est produite durant les cent dernières années !
La course aux armements de la guerre 14/18 a stimulé la productivité, le travail à la chaîne, amorçant la disparition presque totale de l’artisanat et des exploitations agricoles familiales dans le fonctionnement de l’économie que nous connaissons aujourd’hui. Conséquence inévitable : une urbanisation exponentielle avec ses bidonvilles et l’afflux de la main d’œuvre étrangère.. Réaction en chaîne : une modification fondamentale des rapports entre les hommes. Nous sommes passés de la relation confiante et d’entraide des petites structures : hameaux, villages, bourgades à une relation d’opposition d’intérêts permanente entre patrons et ouvriers, fournisseurs et clients. On ne peut plus faire confiance à personne, fut-ce à son garagiste ou à son médecin !
Le développement industrielle nécessitant des investissements de plus en plus importants, les Banques sont devenues les véritables maîtres du jeu.
L’argent longtemps considéré comme simple monnaie d’échange, remplaçant le troc est devenu source de profit sans valeur ajoutée. La notion de « juste prix » a fait place à l’intraitable loi de l’offre et de la demande. Il faut aujourd’hui que le « Commerce Equitable » vienne enfin nous rappeler qu’il est la pierre d’angle de toute justice .
Cette révolution culturelle nous a fait passer de la civilisation de CONSERVATION à la
civilisation de CONSOMMATION, du placement de père de famille aux « golden boys ».
Les ingénieurs et les techniciens qui tenaient le haut du pavé se sont vu souffler la place par les commerciaux et les publicitaires, les financiers, les gestionnaires.
La fin : « gagner toujours plus » justifiant les moyens, il fallait faire sauter tous les tabous familiaux et religieux pour déculpabiliser le gaspillage, stimuler inlassablement la consommation et la course aux plaisirs avec le « tout, tout de suite » grâce à toutes les facilités d’accès au crédit, entraînant la disparition des valeurs morales, philosophiques, spirituelles.
Dans cette course à l’argent il faut aller toujours plus vite, les supersoniques, les T.G.V., les ordres en bourse passés en quelques fractions de seconde entre les spéculateurs du monde entier.
Nous sommes tous tellement survoltés que la vente des anxiolytiques explose!
Réactions en chaîne parfaitement logiques dont nous payons aujourd’hui la facture avec la montée quasi irréversible de l’immoralité et de la violence que même un homme à poigne comme Sarkosy ne saurait éradiquer, avec, en prime, la condamnation à mort de notre petite planète bleue d’ici quelques décennies ! Le bonheur dont on parle si peu, est-il au rendez vous ?
Comme nos philosophes, nos chefs spirituels n’ont pas tiré le signal d’alarme Ben Laden s’en est chargé et la terreur qu’il a semée dans le monde entier s’avère bien plus efficace que toutes les armes de destructions massives les plus sophistiquées des américains.
DES FAITS SIGNIFICATIFS
Le succès de la Logane, non seulement à l’étranger, mais en France devrait nous faire réfléchir. Pour stimuler les ventes, sous la pression des commerciaux les chercheurs mettent au point des appareils de plus en plus performants, dont les notices d’emploi, rédigées par des techniciens, sont impossibles à décoder par « monsieur tout la monde ». Or plus de 8O% des clients n’utilisent pas le dixième (voir le millième pour ce qui est des ordinateurs ) de ces performances et rencontrent mille difficultés pour se servir de tous les appareils hyper sophistiqués que l’on trouve sur le marché et en ressentent une véritable frustration, surtout, bien sur, les personnes âgées.
La Logane qui fait fi des innombrables gadgets de nos tableaux de bord, montre à quel point le grand public s’en moque et aspire à des matériels les plus simples d’emploi et d’entretien possibles, réellement fiables et durables, répondant à leurs attentes, finalement très limitées, et dont le prix serait fatalement bien inférieur, comme celui de cette nouvelle Renault. La raison d’être de tous ces gadgets n’est pas d’améliorer le service de l’utilisateur mais essentiellement de démoder les appareils le plus rapidement possible et d’envoyer à la casse téléviseurs, ordinateurs, portables, T.V.appareils électroménagers, voitures etc. bien avant qu’ils ne soient usés. . Les chercheurs sont payés pour réduire la durée de vie des produits en les rendant pratiquement irréparables. Et ça marche car le coût des pièces de rechange et de la main d’œuvre sont tels qu’il est plus économique de changer l’appareil que de le faire réparer.
Pour relancer en permanence la consommation tous les moyens sont bons : une politique de crédits scandaleuse qui pousse au surendettement dramatique des ménages, une manipulation psychologique hyper sophistiquée pour déculpabiliser le gaspillage en faisant sauter tous les tabous sexuels, familiaux, religieux, dénoncée dés les années 4O par Vance Packard.
(La Persuasion clandestine chez Calman Levy).
Nous ne sommes plus des clients à satisfaire mais des « consommateurs » à plumer. Et les usines tournent à plein régime pour recycler et polluer à tout va. On en arrive à des mesures stupides comme casser des bouteilles de verre et dépenser des tonnes de fuel pour les refondre à l’identique ou éteindre les lampes témoin des téléviseurs tandis qu’on laisse allumées toute la nuit les enseignes publicitaires géantes etc.
UNE PRISE DE CONSCIENCE QUI S’IMPOSE AUJOURD’HUI
A l’évidence la survie de la planète, donc celle de nos enfants et de nos petits enfants ne pourra être assurée que s’il y a une prise de conscience de cette absurdité. Nous courrons au suicide si, dans les prochaines décennies nous ne passons pas d’une civilisation de CONSOMMATION à une civilisation de CONSERVATION car les richesses de la planète ne sont pas illimitées et tous ses habitants ne sauraient atteindre le niveau de vie que nous avons dans les pays hyper industrialisés comme le notre. Ces richesses il faudra bien un jour se décider à les partager un peu plus équitablement.
Est-ce que nous ne devons pas, dès à présent nous y préparer et réduire un peu notre train deVie.
Mais qui, aujourd’hui, ose le crier haut et fort. Si nous sommes tous concernés, les chrétiens qu’ils soient de droite de gauche ne devraient-ils pas être aux premières lignes dans ce combat pour la JUSTICE, pour cette réforme fondamentale des mentalités.
En effet après la multiplication des pains, Jésus n’a t-il pas dit à ses apôtres : « Ramassez les morceaux qui restent afin que rien ne soit perdu ». Jean Vl-12 !……mais aussi « Nul ne peut servir deux maîtres : Dieu et l’argent » (Mat.Vl-24). Ils sont donc très « inconfortables » dans cette civilisation de gaspillage.
Si nous ne pouvons espérer voir les choses changer du jour au lendemain, cette prise de conscience de l’absurdité du système Capitaliste sans foi ni loi dénoncé par Jean Peyrelevade, doit se faire progressivement à l’échelle mondiale.
La France qui a révélé au monde entier la priorité des droits de l’homme ne devrait-elle pas aujourd’hui être le fer de lance de cette prise de conscience et envisager des mesures incitatives :
-d’abord pour éradiquer cette pression publicitaire inadmissible qui nous manipule à longueur d’année, et la remplacer par une information objective.
- prendre des mesures incitatives pour encourager les industriels à mettre au point des produits parfaitement fiables, à longue durée de vie répondant simplement aux véritables attentes des utilisateurs, souvent très limitées, dans le même esprit que la Logane. Les premiers frigidaires étaient tellement fiables qu’ils passaient d’une génération à l’autre. Ils pourraient aujourd’hui être garantis 1OO ans, ils le sont 2 , au plus 5 avec supplément !
-rendre à l’Entreprise ses lettres de noblesse à savoir : apporter un service et l’améliorersans cesse et non réaliser des bénéfices abusifs (revaloriser la notion de « juste prix »).
Pour ce faire revoir le statut des entreprises afin d’éradiquer la spéculation boursière scandaleuse avec la valse incessante des actions, tout en assurant une juste rémunération du capital et favoriser l’actionnariat du personnel.
N’est-ce pas à cette mission d’Eclaireur que devrait s’attaquer notre prochain(e) Président(e) de la République, redonnant ainsi à la France son rôle de leader mondial en matière de Justice Sociale et stimuler les accords mondiaux indispensables pour assurer la survie de la planète Mais il faut être cohérent. On ne peut signer un pacte écologique international et dans le même temps prôner la relance de la consommation.
Ce n’est pas le libéralisme qu’il faut remettre en cause car il est le stimuli du progrès mais le CAPITALISME SPECULATIF.
Il ne s’agit plus de faire du bricolage mais de définir des principes.
Emerson disait en substance : « Celui qui définit les méthodes sans avoir définit les principes est assuré d’avoir des ennuis, mais celui qui définit les principes est en mesure de trouver les les méthodes les mieux adaptées pour les appliquer ».
On ne peut indéfiniment mener la politique de l’Autruche. Au Gouvernement d’assurer la bonne gestion de la France, au Président(e) de la transcender au plan international.
Hubert Gignoux h.gignoux@neuf.fr. février 2OO7
Hubert Gignoux

D’obédience chrétienne 6 enfants, 16 petits enfants, 7 arrières petits enfants. 1936 Admission aux Beaux Arts (Architecture) 4O/48 cadre en dans la maroquinerie familiale 48/52 artisan maroquinier 52/57 cadre responsable du service Information Promotion des ventes de MERLIN GERIN aujourd’hui Schneider 57/83 Conseil Marketing industriel, essentiellement auprès de Merlin Gerin.
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