Présentation

La civilisation de consommation nous a conduit dans un impasse:
- les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus nombreux  même dans les pays industrialisés
- la relation de confiance qui existait à l'échelle du village il y a un siècle a fait place à l'opposition d'intéret permanente entre patrons et ouviers, entre fournisseur et client
- les licenciements massifs
- l'escalade de la violence et la perte du sens moral
- la manipulation psychologique des publicitaires nous met dans un perpétuel état de frustration
- la pollution industrielle est telle que la planète est directement menacée
Un changement drastique des mentalités semble aujord'hui  indispensable. Y réfléchir ensemble,  faire pression sur nos "politiques"pour qu'ils fassent cesser cee monopole de l'argent, cause de cette décadence. Telle est la raison d'être de ce blog.

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Mardi 3 avril 2007

En 1938, un Hongrois Laszlo Biro inventait le stylo à bille. Le Baron Bic était-il dans l’avion où il épata tout le monde avec ce stylo révolutionnaire avec lequel on pouvait écrire sur n’importe quel papier….fut-celui des toilettes ! et dont la  réserve d’encre permettait de couvrir des centaines de pages.

Ce qui est certain c’est qu’il s’empara de cette idée, vraisemblablement en rachetant les brevets ou leur droit d’exploitation à l’inventeur, car il pressentait le marché potentiel formidable qui s’ouvrait à lui et fit sa fortune.

Les jours des plumes sergent major et des stylos à réservoir  étaient comptés. Mais la vraie révolution n’a  pas été cette découverte en elle même, mais le changement de mentalité qu’elle a engendrée.

Bic à compris que, fabriqué en grande série le prix de revient du stylo à bille serait si faible qu’on pourrait le mettre à la portée de toutes les bourses grâce au faible coût des matières plastiques. Il  fallait donc jouer sur la fiabilité du produit et son bas prix et non sur sa présentation et il s’est  rapidement imposé sur la marché mondial. Et ça « roule » toujours  à bloc sans avoir besoin de se ruiner en publicité.

Les « Jetables » faisaient leur entrée en force dans le monde. L’heure du gaspillage avait sonnée, imposant un changement drastique des mentalités.  Adieu la préciosité de l’objet ; la montre de première communion que l’on conserve une vie entière, le Waterman ou le Parker à plume or du Grand père considéré comme un relique.

Bien joué, nous passions, sans nous en douter, de la civilisation de Conservation (on se souvient des tiroirs des petits bouts de ficelle ne pouvant servir à rien de Calixte) à celle du Gaspillage éhonté que nous connaissons aujourd’hui.

De  fait les « jetables » se sont imposés dans tous les domaines, les briquets (Bic également),  mais surtout dans le domaine médical réduisant ainsi considérablement les risques de contamination.

Mais dès lors plus question d’être trop exigeant sur la durée de vie d’un frigidaire ou d’une machine à laver, ce que l’on veut ce sont des appareils à bas prix à hautes performances techniques et esthétiques. Les salons de l’auto ne sont, en fait,  que des défilés  haute couture.

Ce qui compte c’est le tape à l’œil. Ce n’est plus l’ETRE mais le PARAITRE.

Les publicitaires se font un plaisir d’utiliser au maximum le fameux jeu d’Henri BERNE « Le mien est mieux que le tien » .C’est l’inlassable fuite en avant.

Il est indéniable que dans le domaine médical, lorsqu’il s’agit, d’aiguilles,  d’instruments ou de produits au contact directe avec les plaies ou les organes vitaux, les jetables représentent un gain de sécurité considérable.

Mais la santé des malades ne serait nullement affectée si les bandes de pansements  et bien d’autres accessoires  étaient tout simplement lavés dans de bonnes conditions d’hygiène comme nos vieilles bandes « velpo » à usages multiples.

De plus cette sur stérilisation à tout va.  n’affaiblit-elle pas notre système immunitaire. Le Docteur Louis Lafeuille raconte dans quelles conditions il pratiquait avec ses collègues des interventions en pleine brousse , sous la tente avec des insectes voletant à l’intérieur. Et il était émerveillé par la rapidité avec laquelle ses malades étaient remis sur pied.

Quant aux  américains en poste au Viet-Nam qui,  désœuvrés,  passaient trop de temps sous la douche, ils attrapaient très souvent des maladies de peau tandis que les vietnamiens, qui étaient parfaitement propres, étaient beaucoup moins vulnérables..

La douche quotidienne dont la mode, traversant l’Atlantique s’est peu à peu répandue en France (bains et douches représentent 39% de la consommation d’eau  des français) fait le bonheur des dermatologues car l’abus de savon neutralise  les effets de notre système immunitaire et entraîne  un gaspillage éhonté de cette eau, plus précieuse que le pétrole dans certains pays.

Si dans le domaine de l’hygiène d’énormes progrès ont été réalisés, le balancier n’est-il pas allé trop loin !

Notre obsession de la sécurité, notamment dans le domaine alimentaire, avec la   multiplication  des emballages sous vide, n’ a t-elle affaibli notre système immunitaire, moins sollicité, et rendus plus vulnérables.

Faut-il chercher ailleurs la cause de la multiplication des maladies nosocomiales !

Les « jetables » ont considérablement contribué à déculpabiliser le gaspillage en tous domaines. Par ailleurs la robotique a permis de réduire les coûts de production dans des proportions considérables. A l’inverse le prix  de la main d’œuvre et des pièces de rechange n’ont cessé d’augmenter.

Si bien qu’il est souvent plus avantageux de changer de lave linge ou de frigidaire que de les faire réparer.

Il faudra bien admettre un jour que tout ne saurait être mesuré à l’aulne de l’argent. L’ entretien, la réparation coûtent souvent bien plus cher que le recyclage mais elles sont le seul moyen de ne pas  gaspiller les énergies non renouvelables  en polluant l’atmosphère et de laisser à nos successeurs une planète habitable.

Nous sommes aujourd’hui au fond de l’impasse dans laquelle ce siècle de décadence morale, aux  performances scientifiques diaboliques nous a conduits. Tout le problème est d’en sortir le plus vite possible et  avec le minimum de dégâts.

Le réchauffement de la planète dont on ne peut nier aujourd’hui la réalité ne devrait-il pas nous faire changer de mentalité et nous inciter à retrouver un peu de bon sens, à nous débarrasser de ces manipulateurs que sont les publicitaires et à retrouver une civilisation de CONSERVATION !

Mais pour construire l’avenir ne faut-il pas analyser le passé pour comprendre nos erreurs afin de ne pas les prolonger ou les reproduire !

 

 

 

 

Par Hubert Gignoux - Publié dans : société
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Hubert Gignoux

Hubert Gignoux

D’obédience chrétienne 6 enfants, 16 petits enfants, 7 arrières petits enfants. 1936 Admission aux Beaux Arts (Architecture) 4O/48 cadre en dans la maroquinerie familiale 48/52 artisan maroquinier 52/57  cadre responsable du service Information Promotion des ventes de MERLIN GERIN aujourd’hui Schneider 57/83 Conseil Marketing industriel, essentiellement auprès de Merlin Gerin.

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